
Un nid de frelon asiatique est facilement reconnaissable : forme sphérique ou ovoïde, parois en pâte de cellulose grise rappelant le carton mâché, ouverture latérale unique. Il peut atteindre 1 mètre de diamètre en fin d’été et abriter jusqu’à 13 000 individus.
Vous avez repéré un nid en Île-de-France ? Faire intervenir un professionnel
Dans ce dossier : Guide complet sur le frelon asiatique
Le frelon asiatique construit deux nids successifs au cours d’une même année. C’est une particularité de l’espèce qui a des conséquences concrètes pour la détection.
Le nid primaire (mars à juin). Il est fondé par la reine seule, qui sort d’hibernation au printemps. À ce stade, le nid est petit (5 à 15 cm, taille d’une orange ou d’une mandarine) et se trouve souvent à hauteur d’homme : sous une avancée de toit, dans un abri de jardin, contre un mur, dans une haie dense. Il abrite quelques dizaines d’individus tout au plus. C’est à ce stade qu’une destruction est la plus simple — encore faut-il le repérer.
Le déménagement (mai à juillet). Quand la colonie devient trop grande pour le nid primaire, les ouvrières construisent un nouveau nid plus loin et déménagent. C’est le nid secondaire. À partir de ce moment, le nid primaire est abandonné — vous pouvez en trouver un vide en taillant une haie.
Le nid secondaire (juin à novembre). Beaucoup plus grand (jusqu’à 1 mètre de diamètre), il est généralement situé en hauteur dans la cime d’un arbre, dans une charpente, parfois dans une cheminée ou un grenier. Sa population augmente continuellement jusqu’au pic de fin d’été : entre 1 500 et 13 000 individus selon les conditions.
La fin du cycle (novembre à février). À l’arrivée du froid, l’ensemble de la colonie meurt. Seules les jeunes reines fécondées quittent le nid à l’automne pour hiverner et fonder de nouvelles colonies au printemps suivant. Le nid n’est jamais réutilisé l’année d’après — un nid mort ou abandonné ne se « réveille » pas.

Les emplacements diffèrent selon la phase du cycle. Voici les zones à inspecter en priorité.
Pour les nids primaires (printemps). Inspectez les zones abritées et accessibles à hauteur d’homme :
Pour les nids secondaires (été-automne). Levez les yeux. Les emplacements typiques sont :
Le nid secondaire est souvent invisible en été quand les arbres sont feuillus. Il devient visible à la chute des feuilles, en novembre — c’est la période où on en signale le plus, alors que la colonie est déjà sur le déclin.
Un nid de frelon asiatique est l’un des plus reconnaissables de tous les hyménoptères. Quelques critères visuels simples permettent de l’identifier sans erreur.
La forme. Sphérique ou en forme d’œuf allongé verticalement (poire renversée). Plus le nid grandit, plus il s’allonge vers le bas.
La couleur. Beige clair à gris-brun selon l’âge et l’humidité. Les parois ont l’aspect du carton ou du papier mâché — c’est de la pâte de cellulose, fabriquée à partir d’écorces et de bois mâchés par les ouvrières.
La taille. Très variable selon la saison :
L’ouverture. Latérale, unique, située sur le côté du nid (jamais sur le dessus ni en dessous). C’est un critère important pour le distinguer du nid de frelon européen, qui a généralement une ouverture vers le bas.
La structure interne. Le nid est composé de plusieurs galettes horizontales superposées (ou « rayons »), reliées par un pédoncule central. Chaque galette contient des centaines d’alvéoles hexagonales où la reine pond les œufs. Cette structure n’est visible que si le nid est cassé ou en cours de destruction.

La population évolue énormément au cours de l’année. C’est ce qui explique pourquoi un nid d’apparence calme en juin peut devenir extrêmement dangereux en septembre.
En mai. Quelques dizaines d’individus dans le nid primaire — la reine et ses premières ouvrières.
En juillet. Quelques centaines d’ouvrières, le nid secondaire est en pleine expansion.
En août-septembre. Apogée de la colonie : entre 1 500 et 6 000 individus pour un nid de taille moyenne, jusqu’à 13 000 pour les plus grandes colonies. C’est aussi la période de plus forte agressivité.
En octobre-novembre. Les ouvrières meurent progressivement. Les jeunes reines (jusqu’à 200 par nid) sont produites et quittent le nid pour hiverner.
Au total, **un seul nid produit en moyenne 50 à 200 nouvelles reines** chaque automne, qui formeront autant de nouvelles colonies au printemps suivant. C’est ce qui explique la propagation rapide de l’espèce sur le territoire français.
La durée de vie d’un nid de frelon asiatique est strictement annuelle. Aucun nid ne survit à l’hiver. Concrètement :
Donc si vous trouvez un nid en hiver, il est forcément vide. Pas besoin d’intervention urgente. À l’inverse, un nid découvert en juillet ou août est en pleine activité — la prudence s’impose.
Voici la procédure recommandée selon les autorités sanitaires françaises et la loi du 14 mars 2025.
1. Ne vous en approchez pas. Restez à plus de 5 mètres. Ne tapez pas dessus, ne lancez rien, ne tentez pas de brûler ou de boucher l’ouverture. Le risque d’attaque collective est réel et plusieurs personnes meurent chaque année après ce type d’imprudence.
2. Photographiez-le de loin. Une photo est utile pour le diagnostic à distance par un professionnel et pour le signalement officiel. Notez la hauteur estimée, l’accessibilité (depuis le sol, depuis une fenêtre, depuis un balcon).
3. Signalez-le à votre mairie. Depuis la loi du 14 mars 2025, c’est l’interlocuteur principal. Certaines communes proposent une prise en charge totale ou partielle de la destruction. Le maire dispose d’un pouvoir de coordination avec le plan départemental.
4. Faites intervenir un professionnel certifié. Pour la destruction, seul un professionnel équipé (perche télescopique, scaphandre intégral, insecticide professionnel) peut intervenir en sécurité. Tout savoir sur la destruction d’un nid de frelon asiatique.
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C’est une situation fréquente : on trouve un nid en hiver ou au printemps, accroché à une branche ou sous un toit. Faut-il intervenir ?
Le nid vide n’est pas dangereux. Aucun frelon n’y vivra à nouveau. Les frelons asiatiques ne réutilisent jamais un ancien nid pour fonder une nouvelle colonie — chaque reine en fonde un nouveau au printemps.
Vous n’êtes pas obligé de le détruire. Si l’emplacement ne vous gêne pas, vous pouvez le laisser. Il finira par tomber naturellement avec les intempéries. Certains apiculteurs et naturalistes le conservent même comme objet d’étude.
Si vous voulez l’enlever. Vous pouvez le faire vous-même en hiver uniquement, quand vous êtes certain qu’il est vide depuis plusieurs semaines. Munissez-vous de gants et d’un sac poubelle. Mettez-le aux ordures ménagères ou compostez-le (la cellulose est biodégradable).
Précaution importante. Si vous avez un doute sur le fait que le nid soit vraiment vide (par exemple en septembre-octobre quand le nid est en déclin mais encore actif), n’intervenez pas vous-même et faites appel à un professionnel.
La destruction amateur d’un nid actif est une cause majeure d’accidents graves chaque année en France. Les bombes insecticides du commerce sont inefficaces sur un nid de plus de 30 cm et déclenchent une attaque massive des ouvrières.
L’intervention professionnelle nécessite :
Le coût d’une intervention en Île-de-France varie entre 80 et 250 € pour un nid en hauteur accessible, jusqu’à 400 € pour un nid très haut ou difficile d’accès. Tout savoir sur les méthodes et tarifs de destruction.
Entre 1 500 et 6 000 individus pour un nid de taille moyenne en pleine saison. Les plus grandes colonies peuvent abriter jusqu’à 13 000 individus à l’apogée fin août. En revanche, en début de saison (mai-juin), un nid primaire ne contient que quelques dizaines d’individus.
Forme sphérique ou ovoïde (en poire), parois beige-gris en cellulose, ouverture latérale unique. La taille varie de 5 cm (nid primaire au printemps) à 100 cm (nid secondaire en automne). Le nid de frelon européen, lui, a souvent une ouverture orientée vers le bas.
Une seule reine fonde et règne sur le nid. Elle est la mère de toutes les ouvrières. À la fin de la saison, le nid produit des dizaines (jusqu’à 200) de jeunes reines fécondées qui quittent le nid pour hiverner et fonder leurs propres colonies au printemps suivant.
La construction est continue de mars à octobre. Un nid primaire de 10 cm est construit en environ 6 à 8 semaines par la reine seule. Le nid secondaire grandit ensuite progressivement avec les ouvrières, à raison de 1 à 2 cm par jour en pleine saison.
N’intervenez pas vous-même, même avec une perche. Faites appel à un professionnel équipé d’une perche télescopique adaptée (jusqu’à 15 mètres) et d’un scaphandre intégral. Si le nid est inaccessible (au-delà de 20 mètres ou dans une zone difficile), certaines communes peuvent recourir à des entreprises spécialisées en élagage avec dispositif télescopique.
Dernière mise à jour : avril 2026
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