
Le mot « hantavirus » revient partout depuis début mai 2026. La cause : un foyer d’infection détecté sur le navire de croisière néerlandais MV Hondius, avec trois décès et plusieurs cas confirmés. En France, une passagère testée positive, 22 cas contacts placés en quarantaine renforcée par décret du 10 mai 2026 (publié au Journal officiel le 11 mai).
L’inquiétude est compréhensible. Sauf qu’entre l’actualité brûlante et la réalité française du virus, il y a un fossé énorme. Cet article fait le point, sources officielles à l’appui, pour distinguer ce qui relève de l’alerte sanitaire réelle et ce qui relève de la panique mal informée.
| Hantavirus en France métropolitaine | Foyer MV Hondius (mai 2026) | |
|---|---|---|
| Souche | Puumala (principalement) | Andes |
| Réservoir animal | Campagnol roussâtre (forêts) | Rat pygmée de rizière (Argentine, Chili) |
| Présent chez les rongeurs européens ? | Oui | Non |
| Syndrome | Rénal — FHSR généralement moins sévère | Cardio-pulmonaire grave |
| Létalité | ~0,4 % | 30 à 38 % |
| Transmission interhumaine | Aucune documentée | Rare mais possible |
| Risque pour la population générale en France | Faible, concentré en zones rurales | « Absolument faible » selon l’OMS |
Réponse courte : les hantavirus sont une famille de virus transmis par certains rongeurs sauvages, qui peuvent provoquer chez l’humain soit une fièvre hémorragique à syndrome rénal (forme européenne et asiatique), soit un syndrome cardio-pulmonaire (forme américaine).
Les hantavirus sont regroupés au sein de la famille des Hantaviridae. Selon l’ICTV (autorité internationale de taxonomie virale) et les sources francophones de référence (ANRS, sante.fr), plus de 50 espèces ont été décrites dans cette famille, dont une vingtaine est pathogène pour l’humain. Le point commun : ils sont transmis par des rongeurs sauvages, qui en sont des porteurs sains. Les animaux infectés ne tombent pas malades, mais excrètent le virus dans leur urine, leur salive et leurs déjections.
Chez l’humain, deux types de syndromes peuvent apparaître selon la souche :
Deux maladies très différentes, donc, qu’il ne faut surtout pas confondre.
Réponse courte : le Puumala est la souche européenne, transmise par le campagnol roussâtre des forêts françaises, avec une létalité faible (0,4 %). Le virus Andes est sud-américain, transmis par le rat pygmée de rizière, avec une létalité de 30 à 38 % et une rare possibilité de transmission interhumaine.
Le virus Puumala est le principal hantavirus circulant en France. Son réservoir : le campagnol roussâtre, un petit rongeur des forêts d’Europe. Il provoque une forme moins sévère de FHSR appelée néphropathie épidémique. Selon l’Institut Pasteur, sa létalité est faible — autour de 0,4 %.
Le virus Andes est la souche identifiée à bord du MV Hondius. Son réservoir, selon l’ANRS : le rat pygmée de rizière à longue queue, qui vit en Argentine et au Chili. Il provoque le syndrome cardio-pulmonaire et sa létalité atteint 30 à 38 % selon l’OMS. Particularité : c’est le seul hantavirus pour lequel une transmission interhumaine a été clairement documentée, bien que ce mode de transmission reste rare et marginal par rapport à l’exposition aux rongeurs infectés.
En clair : le virus Andes ne circule pas en France métropolitaine, ni chez les rongeurs européens. Les cas français liés au MV Hondius sont uniquement des cas importés via des passagers du navire.
Réponse courte : oui, principalement sous la forme du virus Puumala (généralement moins sévère), avec en moyenne 108 cas par an entre 2012 et 2023. La quasi-totalité des cas évoluent favorablement avec une prise en charge médicale.
Oui, mais sous une forme nettement moins grave que celle qui occupe l’actualité. De 2005 à 2024, Santé Publique France a recensé 2 046 cas de fièvre hémorragique avec syndrome rénal en France hexagonale, soit une moyenne de 108 cas par an sur la période 2012-2023.
Les chiffres varient fortement d’une année à l’autre, en fonction des cycles de population du campagnol roussâtre. 2021 a été une année record avec 320 cas. 2024 a été une année inter-épidémique, avec seulement 75 cas. Selon le CNR des Hantavirus, entre janvier et mars 2026, 19 cas confirmés ont déjà été recensés — un volume tout à fait dans la moyenne mensuelle française.
La souche dominante est le virus Puumala. En Guyane française, une autre souche est présente : l’hantavirus Maripa, responsable de 11 cas détectés depuis 2008, dont 6 mortels.
Réponse courte : principalement dans le quart nord-est du pays, avec 57 % des cas concentrés en 2024 dans 5 départements (Nord, Aisne, Ardennes, Meuse, Moselle).
La zone d’endémie historique, c’est le quart nord-est du pays. Selon Santé Publique France, en 2024, 57 % des cas ont été diagnostiqués dans cinq départements seulement : le Nord, l’Aisne, les Ardennes, la Meuse et la Moselle.
Les Ardennes et l’Avesnois concentrent à eux seuls une grande partie des cas, en raison de la densité des forêts qui abritent le campagnol roussâtre. Une étude publiée par l’Institut Pasteur indique que 40 % des cas français enregistrés depuis 1991 viennent de cette zone.
Depuis 2017, l’aire de circulation s’étend progressivement vers le sud et l’ouest. 43 départements avaient déjà enregistré au moins un cas en 2024, contre 31 en 2015. Une dynamique liée à la fois à la progression naturelle du campagnol et aux activités humaines en milieu rural ou forestier.

Réponse courte : en France, principalement le campagnol roussâtre (virus Puumala) et, plus rarement, le rat brun (virus Seoul). Chaque hantavirus est associé à une espèce de rongeur précise.
Chaque hantavirus est associé à une espèce de rongeur précise, qui constitue son réservoir naturel. Il est donc faux de dire « les rongeurs transmettent l’hantavirus » de façon générale.
En France métropolitaine, trois espèces sont impliquées :
À noter : la souris domestique et le rat noir, qui sont les rongeurs urbains les plus communs, ne sont pas considérés comme des réservoirs significatifs d’hantavirus en France. Pour identifier précisément le rongeur que vous avez chez vous, consultez notre guide Rat ou Souris : comment les reconnaître ?.
Réponse courte : oui, le rat brun peut être porteur du virus Seoul. L’Institut Pasteur a recensé 15 cas humains en France depuis 2012, dont 3 à Paris. Le risque reste rare et concerne surtout les personnes en contact étroit et répété avec des rats.
Oui — et c’est documenté scientifiquement, même si les cas sont rares. Le rat brun qui vit dans nos villes peut être porteur du virus Seoul.
Selon l’Institut Pasteur, 15 cas humains d’infection au virus Seoul ont été détectés en France depuis 2012, dont 13 liés à une contamination par des rats sauvages. Parmi eux : 3 cas à Paris, 2 cas en Côte-d’Or, 1 cas en Saône-et-Loire et plusieurs autres dans différents départements.
En 2024, Santé Publique France a confirmé un cas dans le Rhône. La souche identifiée chez le patient était proche de celles circulant chez des rats sauvages capturés à Lyon, au sein du parc de la Tête d’Or. Une étude scientifique publiée par BMC Veterinary Research avait déjà détecté le virus Seoul dans les poumons de 14 % des rats bruns capturés dans la région lyonnaise entre 2010 et 2012 — ce n’est donc pas anecdotique.
Cela dit, le risque reste rare pour la population générale. Il concerne principalement les personnes en contact étroit et répété avec des rats : égoutiers, dératiseurs, ou personnes vivant dans des conditions précaires. Pour la grande majorité des citadins, le risque hantavirus reste très faible — et largement inférieur à celui d’autres zoonoses urbaines plus banales comme la leptospirose. Pour un panorama complet, voyez notre dossier Dangers Rats et Souris : maladies, incendies et risques.
Réponse courte : principalement par inhalation de poussières contaminées par l’urine, la salive ou les déjections de rongeurs infectés, dans des locaux fermés peu ventilés.
Selon Santé Publique France, la contamination se fait principalement par inhalation de poussières et d’aérosols contaminés par les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. Plus rarement, par contact direct ou par morsure.
Les situations à risque sont concentrées dans des lieux fermés peu ventilés : caves, greniers, granges, abris de jardin, cabanes inoccupées. Le balayage de zones sèches non humidifiées aérosolise les particules virales et démultiplie le risque.
L’INRS identifie plusieurs activités à risque : le nettoyage de locaux fermés depuis longtemps, les travaux en forêt ou en zone agricole, la manipulation de tas de bois ou de paille stockés, et les activités professionnelles en milieu rural. À noter : l’infection à hantavirus est reconnue comme maladie professionnelle dans le régime agricole, au tableau RA 56 de l’INRS (équivalent RG 96 côté régime général), pour les travaux exposant aux rongeurs et à leurs déjections.
C’est aussi un constat de terrain : il arrive régulièrement que nos techniciens interviennent dans des caves ou des greniers restés fermés pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Dans ces locaux, les occupants découvrent souvent les signes d’infestation (déjections sèches, traces de passage) en arrivant, et l’instinct est de balayer rapidement pour « nettoyer » — exactement le geste à éviter, puisqu’il aérosolise les particules virales et bactériennes accumulées.
Limiter l’entrée des rongeurs chez soi est la première mesure de prévention efficace. Si vous voulez comprendre pourquoi les rongeurs s’installent dans certaines habitations et pas d’autres, consultez notre guide sur les causes d’invasion et points d’entrée.
Réponse courte : non, sauf une exception : le virus Andes (souche sud-américaine), pour lequel une transmission interhumaine rare a été documentée. Aucune des autres souches, y compris le Puumala en France, ne se transmet d’humain à humain.
Pour la quasi-totalité des hantavirus connus, aucune transmission interhumaine n’a été documentée par Santé Publique France et l’Institut Pasteur. Une seule souche fait exception : le virus Andes, celui du MV Hondius. Et encore, cette transmission reste marginale par rapport à l’exposition aux rongeurs. Elle survient principalement lors de contacts étroits et prolongés, en début de maladie. C’est précisément pour cette raison que des mesures de quarantaine renforcée ont été prises pour les passagers du navire.
Le 8 mai 2026, Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, a déclaré devant la presse à Genève que « le risque pour la population générale reste absolument faible ». De leur côté, l’OMS et le Centre européen pour la prévention des maladies (ECDC) estiment, dans leur évaluation officielle conjointe, que le risque est faible pour la population générale et modéré pour les croisiéristes du MV Hondius.
Le Pr Brigitte Autran, immunologue et ancienne présidente du Covars, le résume ainsi : « il n’y a pas cette contagiosité importante que l’on a eue pour les coronavirus ».
Réponse courte : au début, un syndrome grippal (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue). Ensuite, atteinte rénale (forme française) ou atteinte respiratoire grave (forme américaine).
Important : si vous présentez les symptômes ci-dessous après un nettoyage de cave, de grenier, ou un contact avec des rongeurs, consultez rapidement un médecin en mentionnant impérativement cette exposition. Sans cette information, le diagnostic peut être confondu avec une grippe et la prise en charge retardée.
Au début, ça ressemble à une grosse grippe. L’Institut Pasteur décrit les symptômes initiaux suivants :
Pour la forme rénale (celle présente en France), une atteinte des reins se développe ensuite, avec une diminution du volume d’urine, parfois suivie d’une phase de surproduction. La maladie évolue en 5 phases : fébrile, hypotensive, oligurique, polyurique, convalescente. Des manifestations hémorragiques apparaissent dans environ 15 % des cas.
Pour la forme américaine (virus Andes, Sin Nombre), l’évolution peut basculer rapidement vers une détresse respiratoire avec œdème pulmonaire et choc cardiogénique — d’où la nécessité d’une prise en charge en soins intensifs.
Réponse courte : 1 à 6 semaines, avec une moyenne de 2 semaines après l’exposition.
Selon le CNR des Hantavirus (Institut Pasteur), l’incubation varie de 1 à 6 semaines, avec une moyenne de 2 semaines après l’exposition. Pour le syndrome cardio-pulmonaire (forme américaine), Santé Publique France retient également une fourchette de 1 à 6 semaines.
C’est cette incubation relativement longue qui complique parfois le diagnostic : au moment où les premiers symptômes apparaissent, la personne peut avoir complètement oublié l’épisode d’exposition.
Réponse courte : oui dans certains cas, mais la létalité dépend fortement de la souche. En France, la souche Puumala présente une létalité de 0,4 % ; le virus Andes (sud-américain) atteint 30 à 38 %.
Tout dépend de la souche. Et l’écart est considérable selon l’Institut Pasteur et l’ANRS :
Autrement dit : en France métropolitaine, la forme présente est généralement moins sévère, mais une prise en charge médicale précoce reste essentielle. La rapidité du diagnostic améliore significativement le pronostic, quelle que soit la souche.
Réponse courte : non, aucun vaccin n’est disponible en France ou en Europe.
Selon l’ANRS et l’Inserm, aucun vaccin n’est disponible en France ou en Europe contre le hantavirus. Quelques vaccins inactivés sont utilisés en Chine et en Corée du Sud — notamment l’Hantavax® — contre les souches Hantaan et Seoul. Mais leur efficacité est modérée et ils ne ciblent pas les virus circulant en Europe.
La recherche progresse, plusieurs candidats sont à l’étude, mais les défis restent nombreux : efficacité limitée dans le temps, nécessité de rappels réguliers, absence de protection croisée entre les différentes souches.
D’où l’importance de la prévention — pour l’instant, c’est la seule arme efficace.
Réponse courte : il n’existe aucun traitement antiviral spécifique. La prise en charge est symptomatique, en milieu hospitalier (réhydratation, dialyse, assistance respiratoire selon les cas).
Selon l’Institut Pasteur, il n’existe aucun traitement antiviral spécifique validé contre le hantavirus. La prise en charge repose sur le traitement des symptômes, en milieu hospitalier dans la quasi-totalité des cas :
Quelques pistes thérapeutiques expérimentales font l’objet de recherches : la ribavirine a montré un bénéfice clinique sur le virus Hantaan, l’icatibant a été utilisé avec succès sur deux cas sévères à Puumala, et le transfert de plasma humain contenant des anticorps anti-Andes a permis de réduire la mortalité chez certains patients. Approches à confirmer à plus grande échelle.

Réponse courte : aérer le local avant et pendant le nettoyage, humidifier les surfaces avant tout contact, éviter le balayage à sec, porter un masque FFP2 et des gants, ne pas réutiliser les protections.
C’est la partie pratique — et la plus utile au quotidien. Les recommandations de Santé Publique France et de l’INRS tiennent en six gestes simples :
Aérez avant et pendant le nettoyage. Ouvrez toutes les portes et fenêtres avant d’entrer dans le local et maintenez l’aération pendant toute l’intervention. Santé Publique France recommande explicitement d’aérer les locaux fermés avant ET pendant leur nettoyage.
Humidifiez les surfaces avant tout contact. Aspergez les sols et les zones où vous voyez des excréments avec de l’eau, ou mieux, de l’eau additionnée de Javel diluée (1 volume de Javel pour 9 volumes d’eau). Laissez agir 15 minutes. Cette étape réduit considérablement la mise en suspension des particules.
Évitez le balayage à sec. Le balayage de zones sèches non humidifiées aérosolise les poussières contaminées. Santé Publique France recommande d’utiliser l’aspirateur plutôt que le balai, idéalement après avoir humidifié les surfaces. Pour les zones très contaminées, une serpillière humide reste l’option la plus sûre.
Portez un équipement adapté. Selon l’INRS, le port d’un masque FFP2 (pas un simple masque chirurgical, qui ne filtre pas assez fin) et de gants en caoutchouc ou en nitrile est requis pour le nettoyage de locaux ruraux inoccupés. Idéalement, prévoyez aussi des vêtements faciles à laver ou à usage unique.
Manipulez les rongeurs morts avec précaution. Ramassez à la pelle ou avec des gants épais, double sac fermé hermétiquement, poubelle extérieure.
Lavez-vous après l’intervention. Mains au savon, douche, changement de vêtements après tout contact avec une zone contaminée. Les vêtements peuvent être lavés à 60 °C.
Réponse courte : pour toute infestation visible, locaux fermés depuis longtemps, rongeurs dans les combles ou vides sanitaires, présence de personnes vulnérables, ou récidive après une première intervention.
Certaines situations sortent du cadre du nettoyage individuel et appellent l’intervention d’un professionnel qualifié :
Faire appel à un professionnel présente plusieurs avantages concrets : application des protocoles recommandés par l’INRS, équipements de protection adaptés, identification des points d’entrée pour éviter la récidive, et désinfection contrôlée des zones contaminées. Avant de faire venir un pro, certains tentent les méthodes maison — pour savoir ce qui marche vraiment et ce qui ne sert à rien, voyez notre comparatif des solutions de dératisation.
Chez Super Nuisibles, nos techniciens interviennent en suivant les protocoles recommandés par l’INRS pour le traitement des locaux infestés. La méthode comprend systématiquement une inspection complète du site, une sécurisation préalable avec aération et désinfection des zones à risque, l’identification et l’obturation des points d’entrée, puis un suivi pour vérifier l’absence de récidive. Pour une intervention rapide en Île-de-France, contactez notre service de dératisation 7j/7.
Une remarque qui a son importance : les dératiseurs comptent parmi les professionnels les plus exposés au risque hantavirus en milieu urbain. C’est précisément pour cette raison que les protocoles de prévention sont rigoureux dans le métier. Ce que nous appliquons pour protéger nos équipes, nous l’appliquons aussi pour la sécurité de nos clients.
| Souche | Région | Réservoir principal | Syndrome | Létalité |
|---|---|---|---|---|
| Puumala | Europe (France, Scandinavie) | Campagnol roussâtre | Rénal (FHSR modérée) | 0,4 % |
| Seoul | Mondial (ubiquiste) | Rat brun | Rénal modéré | 1 à 2 % |
| Dobrava-Belgrade | Balkans, Europe centrale | Mulot à cou jaune | Rénal sévère | jusqu’à 12 % |
| Tula | Europe centrale et France | Campagnol commun | Rare et bénin | Très faible |
| Andes | Amérique du Sud (Argentine, Chili) | Rat pygmée de rizière | Cardio-pulmonaire | 30 à 38 % |
| Sin Nombre | Amérique du Nord | Souris sylvestre | Cardio-pulmonaire | environ 35 % |
| Maripa | Guyane française | Rongeurs locaux | Cardio-pulmonaire | Élevée |
L’actualité du MV Hondius a légitimement suscité de l’inquiétude. Mais quelques faits permettent de remettre les choses à leur juste place :
Pour aller plus loin sur tout ce qui touche aux rongeurs — identification, causes d’invasion, dangers, traitement, aspects juridiques — consultez notre guide complet rats et souris.
L’hantavirus est-il contagieux entre humains ?
Non, à une seule exception près : le virus Andes (souche sud-américaine), pour lequel une transmission interhumaine rare a été documentée. Toutes les autres souches, y compris le virus Puumala présent en France, ne se transmettent pas d’humain à humain.
Combien de temps le hantavirus survit-il dans l’environnement ?
Le virus peut survivre plusieurs jours dans des excréments ou de l’urine séchés, en particulier dans des locaux frais, humides et peu ventilés. C’est pour cette raison que l’aération préalable et l’humidification des surfaces sont les premiers gestes recommandés.
Mon chien ou mon chat peut-il me transmettre l’hantavirus ?
Non, les chiens et les chats ne sont pas porteurs du virus. En revanche, si votre chat ramène un campagnol ou une souris à la maison, manipulez le cadavre avec des gants épais et un double sac.
Une promenade en forêt présente-t-elle un risque ?
Très faible. Selon l’ARS Bourgogne-Franche-Comté, la promenade n’est pas une activité à risque. Le danger est lié à l’inhalation prolongée de poussières contaminées dans des espaces fermés (caves, granges, greniers).
Faut-il s’inquiéter du virus Andes en France ?
Non. Le virus Andes ne circule pas chez les rongeurs européens et l’OMS qualifie le risque de propagation dans la population générale d’« absolument faible ». Les mesures prises (quarantaine des passagers du MV Hondius par décret du 10 mai 2026) visent à éviter toute transmission secondaire.
Comment se faire diagnostiquer si on suspecte une infection ?
Le diagnostic repose sur une sérologie sanguine qui recherche les anticorps spécifiques (IgM et IgG anti-hantavirus). Un bilan rénal complémentaire est généralement effectué. Le Centre national de référence des Hantavirus (Institut Pasteur) confirme les diagnostics en France. Mentionnez impérativement à votre médecin tout contact récent avec des rongeurs ou tout nettoyage de local fermé.
Toutes les informations de cet article sont vérifiées auprès des sources institutionnelles suivantes :
Super Nuisibles est une entreprise de dératisation certifiée Certibiocide, basée en Île-de-France.
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Cet article a vocation à informer. Il ne se substitue pas à un avis médical. En cas de symptômes après une exposition à des rongeurs, consultez un médecin et signalez-lui le contexte d’exposition.
Dernière mise à jour : 13 mai 2026
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