Calendrier de sortie des chenilles processionnaires : nid en hiver et procession au printemps (mars à mai).

Chenille processionnaire : période et calendrier — quand sortent-elles ?

En bref : 

  • Il existe deux problèmes différents : processionnaire du pin et processionnaire du chêne.

  • La période urticante ne tombe pas au même moment selon l’espèce.

  • Repère national : le risque est surtout de janvier à avril pour le pin et d’avril à juillet pour le chêne, selon la météo.

  • En Île-de-France, l’ARS indique une période urticante décembre à avril pour le pinmai à juillet pour le chêne.

  • Dans le Sud, les fenêtres peuvent être plus précoces, par exemple en PACA : novembre à mars pour le pin.

  • Pour agir efficacement, vous devez caler vos actions sur la phase ciblée : vigilance sanitaire, destruction de nids, pièges, phéromones.

Vous êtes concerné ? Intervention chenilles processionnaires en Île-de-France.

Période urticante et cycle de vie : la différence à connaître

La confusion n°1, c’est de mélanger trois choses.

  1. Période urticante
    C’est la période où le risque d’exposition aux poils est le plus important. Les autorités sanitaires donnent des repères clairs par espèce et par saison.

  2. Période de présence des chenilles
    Elle peut être plus large, avec des variations selon la météo, la latitude et l’année.

  3. Période utile pour les phéromones
    Elle correspond au vol des papillons. On utilise surtout les phéromones pour suivre et réduire la pression localement. Sur le chêne, des repères techniques placent le vol des adultes en été, souvent de juillet à septembre.

 

 

Calendrier des chenilles processionnaires : pin et chêne mois par mois

Ce calendrier est fait pour une lecture rapide. Il ne remplace pas l’observation sur place.

 

MoisPin : période et risqueChêne : période et risqueQuoi faire maintenant
JanvierRisque fort selon météo, vigilance recommandée.FaibleÉvitez contact, repérez les nids, sécurisez zones chiens/enfants.
FévrierRisque fort, surtout en cas de vent et zones infestées.FaibleNe manipulez pas nids/chenilles, pas de balayage de procession.
MarsFin de période de risque dans certaines régions, peut rester actif ailleurs.FaibleSur pin : surveillez les déplacements, anticipez les actions.
AvrilFin de risque pin selon repères nationaux, encore possible selon conditions.Début de période de risque chêne selon repères nationaux.Prévention et vigilance renforcée sous chênes.
MaiRisque pin faibleRisque fort, soies urticantes signalées sur chêne de mai à juillet.Évitez de rester sous chênes infestés, vêtements longs en zone à risque.
JuinFaibleRisque fortPréparez la fenêtre “vol des adultes” si vous utilisez des phéromones.
JuilletFaibleRisque possible, fin de fenêtre urticante selon sourcesDébut possible du vol des adultes. Phéromones si vous faites du suivi.
AoûtFaibleFaibleVol possible selon régions. Suivi et prévention localisée.
SeptembreFaibleFaibleFin de saison phéromones dans beaucoup de zones.
OctobreFaibleFaiblePrévention, plan d’action avant la saison suivante.
NovembreDébut possible de période urticante dans le Sud.FaibleAnticipez la saison pin si vous êtes en zone concernée.
DécembreDébut de période urticante en IDF pour le pin.FaibleVigilance pin, surtout zones fréquentées, écoles, parcs.
Gros plan d’une chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) se déplaçant sur un sol couvert d’aiguilles de pin.

Quand sortent les chenilles processionnaires ?

 

Vous verrez souvent deux réponses différentes. Elles sont toutes les deux vraies, parce qu’on parle de deux espèces.

  • Sur pin, le risque est surtout concentré en hiver et début de printemps, avec une vigilance forte de janvier à avril.

  • Sur chêne, le risque est surtout au printemps et début d’été, avec une vigilance forte d’avril à juillet.

Si vous voulez une réponse opérationnelle : elles “sortent” au moment où la présence devient visible ou gênante. Pour le SEO, c’est une question “quand”, mais sur le terrain c’est une question “risque”.

 


 

Quand installer un piège contre les chenilles processionnaires ?

Ici, on ne parle plus “période urticante”. On parle “fenêtre d’action”.

  • Sur pin, le collier ou écopiège se pose avant les épisodes de déplacement, et l’étanchéité fait la différence.

  • Sur chêne, les phéromones servent surtout à suivre et réduire la pression localement pendant la saison de vol. Des repères techniques situent cette fenêtre en été, souvent juillet à septembre.

Quelle est la période des chenilles processionnaires en France ?

Repère simple : le risque est surtout de janvier à avril pour le pin, et d’avril à juillet pour le chêne, selon la météo.
Certaines régions donnent des repères plus précis, par exemple l’ARS Île-de-France évoque décembre à avril pour le pin et mai à juillet pour le chêne.

Non. La météo et la latitude changent tout. Dans le Sud, certaines fenêtres sont plus précoces. En PACA, l’ARS indique par exemple une période urticante novembre à mars pour le pin.

Le risque “fort” suit les fenêtres indiquées plus haut, mais les poils urticants peuvent provoquer des symptômes sans contact direct, notamment quand ils sont transportés par le vent ou remis en suspension.

La descente n’a pas une date unique. Elle dépend de l’année et des conditions locales. Ce que vous devez retenir : si vous installez un collier après avoir vu des processions, vous êtes souvent en retard pour capter une grosse partie du passage.

Installez-le avant la période où vous observez des déplacements. Ne cherchez pas une date magique. Vous cherchez une logique : être prêt avant l’activité visible, et surveiller ensuite.

Les phéromones se calquent sur le vol des adultes. Des repères techniques situent cette fenêtre en été, souvent de juillet à septembre, variable selon région.

C’est la période où le risque d’irritations cutanées, oculaires et respiratoires est le plus important. Les autorités sanitaires décrivent ces atteintes possibles et recommandent l’évitement du contact.

Oui, c’est possible. Des documents ANSES rappellent que le contact direct n’est pas toujours nécessaire, car les poils peuvent être transportés par le vent.

Priorité : réduire l’exposition. Les recommandations publiques insistent sur les vêtements longs en zone à risque, éviter de rester sous les arbres infestés, et prendre une douche et changer de vêtements si exposition potentielle.
Si symptômes importants, demandez un avis médical.

Santé.gouv mentionne des atteintes possibles chez l’animal, notamment au niveau des muqueuses.

Si vous suspectez une exposition, ne tentez pas de “remèdes maison”. Contactez un vétérinaire rapidement.

Dernière mise à jour : 05/02/2026